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Antico Egitto

 

Antico Egitto Termine con cui si definisce comunemente la civiltà dell'Egitto, le cui origini non possono essere stabilite con certezza. I risultati della ricerca archeologica fanno ipotizzare che le prime culture della valle del Nilo fossero influenzate dalle civiltà del Vicino Oriente.

 

Gli storici hanno suddiviso la storia dell'Egitto antico in un periodo arcaico, in tre periodi corrispondenti a tre regni (Antico, Medio e Nuovo Regno) e in due periodi intermedi, seguiti dalla cosiddetta bassa epoca e dall'età greco-romana. È però necessario premettere che tutte le date proposte, soprattutto quelle relative alle fasi più antiche, debbono essere considerate con grande cautela e ritenute indicative, ma non precise. Infatti gli egizi usavano computare gli anni non da un punto di riferimento unico, ma dal primo anno di regno di ogni faraone, il che rende non sempre facile la trasformazione della loro 'cronologia relativa' in una moderna 'cronologia assoluta'

 

 LA PREISTORIA

 

Le aree pianeggianti, dal suolo fertile e ricche di risorse naturali grazie alle inondazioni annuali del fiume, favorirono il concentrarsi degli insediamenti umani nella valle del Nilo, delimitata sia a est sia a ovest dal deserto, che la protesse per lungo tempo dalle invasioni. Sappiamo, da ritrovamenti archeologici, che già nel Paleolitico vi erano insediamenti lungo la valle del Nilo e che dall'età del Bronzo (che ebbe inizio nella regione attorno al 4000 a.C.) fino agli inizi dell'Antico Regno le popolazioni indigene cominciarono a espandersi e a fondare piccoli villaggi. Divenute dunque sedentarie, esse si dedicarono all'agricoltura, coltivando soprattutto cereali (farro, miglio e avena) e ortaggi; nelle aree paludose lungo le rive del fiume veniva praticato anche l'allevamento di bovini.

 

Nel periodo dal V al III millennio a.C. si evidenziarono alcune differenze fra il Nord e il Sud del paese: infatti nella zona del delta del Nilo (Basso Egitto) la grande fertilità dei terreni consentiva di disporre di eccedenze di prodotti che alimentavano il commercio, anche per mare, con i popoli limitrofi; a sud (Alto Egitto) il terreno meno fertile costringeva invece le popolazioni a compiere razzie nelle zone circostanti.

 

La parte finale della preistoria (età predinastica, terminata con l'unificazione dell'Egitto sotto un solo re) viene comunque divisa – in base a ritrovamenti di ceramiche in tombe del IV millennio – in tre periodi, ognuno dei quali prende nome dal luogo di ritrovamento dei reperti archeologici: Badariano, Amraziano e Gerziano (vedi Cultura di Naqada). Mentre la cultura badariana e quella amraziana (che è uno sviluppo della prima) si diffusero nell'Alto Egitto, la cultura gerziana (3600-3100 a.C.) ebbe diffusione più ampia, essendo attestata dalla Nubia alla zona del delta. Durante quest'ultima fase, si evidenziarono anche notevoli cambiamenti nella decorazione della ceramica: secondo alcuni studiosi ci sarebbe stata una migrazione di popolazioni provenienti dal Vicino Oriente che avrebbero introdotto anche elementi semitici nella lingua egiziana, secondo altri invece questi elementi innovativi vennero importati solo grazie all'infittirsi degli scambi commerciali con i popoli orientali

 

IL PERIODO ARCAICO O DINASTICO ANTICO (3100-2778 CA. A.C.

 

Nel tardo periodo Gerziano (3100 ca. a.C.) si erano costituiti due regni, uno nell'Alto Egitto, che aveva come capitale la città di Hieraconpolis (attuale El-Kôm el-Ahmar), l’altro nel Basso Egitto. L'unificazione del paese sarebbe avvenuta, secondo la tradizione, intorno al 3100 a.C. per opera di Menes, re dell'Alto Egitto che avrebbe occupato il Nord, attratto anche dalla maggiore fertilità del suolo. La figura di Menes è però avvolta da un alone leggendario ed è probabile che sotto il suo nome si celi l'opera di più sovrani del periodo arcaico (tra i quali il celebre Narmer). Tuttavia con Menes, fondatore della I dinastia, si fa iniziare il periodo arcaico o dinastico antico, o tinita perché la capitale venne portata da Hieraconpolis a Thinis (situata sempre nell'Alto Egitto, ma più a nord), in modo che fosse più controllata la zona appena conquistata del delta

 

Dopo la pacificazione fra Nord e Sud, iniziarono le lotte contro la Nubia, che caratterizzarono tutta la storia di questo paese. Durante il periodo arcaico, in cui si succedettero due dinastie (comprendenti almeno diciassette faraoni), si affermò la natura assolutistica e teocratica del potere del faraone, considerato figlio del dio sole Ra, e adorato egli stesso come divinità; venne stabilita anche la struttura dello stato, diviso in distretti (detti 'nomi') governati dai nomarchi. Si sviluppò nel frattempo la scrittura (i primi geroglifici si datano a partire da questo periodo) e vennero costruiti anche edifici funerari a Saqqara e ad Abido, primi esempi dell'arte egizia.

 

 

L'ANTICO REGNO (2778-2220 CA. A.C.

 

L'Antico Regno comprende cinque secoli, durante i quali si succedettero quattro dinastie (dalla III alla VI). La capitale venne trasferita a Menfi (da cui la denominazione anche di regno menfita), città fondata a Sud del delta già nel periodo arcaico precedente. Si perfezionò anche l'organizzazione dello stato: i faraoni riuscirono a sottrarsi all'eccessiva dipendenza dal clero di Eliopoli (città dove vi era il santuario federale dei popoli d'Egitto) affidando al sacerdote più importante l'incarico di visir (primo collaboratore del faraone); lo stato iniziò a essere amministrato da una burocrazia sempre più efficiente, la cui base era costituita dagli scribi. Le cariche amministrative, comunque, non erano ereditarie, in modo che i governatori locali non potessero mettere in pericolo l'autorità del faraone.

 

Il secondo sovrano della III dinastia fu Zoser, che regnò dal 2737 al 2717 ca. a.C.; durante il suo regno, gli egizi cominciarono a essere impegnati sempre più spesso in spedizioni militari e commerciali. L'espansione militare si indirizzò a sud verso la Nubia, lungo la valle dell'alto Nilo, dove si compivano razzie, catturando prigionieri e bestiame. Sono note anche alcune spedizioni commerciali in Libano, da dove veniva importato il legname da costruzione, che scarseggiava in Egitto, e nel deserto del Sinai, che forniva pietre per l'edilizia, gemme preziose e metalli (rame e oro).

 

Complessivamente il periodo della III dinastia coincise con una grandissima fioritura anche culturale e artistica del paese. Nel monumentale complesso mortuario che Zoser fece costruire a Saqqara, l'elemento centrale – la sua tomba – era costituito da un'enorme piramide a gradoni; per realizzarla, l'architetto Imhotep usò blocchi di pietra, invece dei tradizionali mattoni di fango. Inoltre l'evoluzione delle credenze religiose in campo funerario portò gli egizi a perfezionare la tecnica dell'imbalsamazione dei cadaveri (vedi Mummificazione).

 

La IV dinastia ebbe inizio con il faraone Snofru, che fece edificare a Dahshur (a sud di Saqqara) la prima piramide a facce lisce, sebbene non perfettamente triangolari. Primo sovrano guerriero del quale rimanga un'ampia documentazione, Snofru condusse una serie di vittoriose campagne militari in Nubia, in Libia e nella penisola del Sinai. Promuovendo il commercio e lo sfruttamento minerario, diede prosperità al regno. I successori di Snofru, Cheope (che regnò per più di vent'anni) e Chefren, fecero costruire le proprie tombe – monumentali piramidi – a Giza. La dinastia comprese anche il faraone Micerino (il quale regnò dal 2578 al 2553 ca. a.C.), che fece costruire la più piccola delle tre piramidi di Giza. Di questi famosissimi complessi funerari quello meglio conservato è quello di Chefren, presso il quale si erge la nota statua di leone con volto umano (secondo la tradizione proprio quello del faraone), conosciuta con il nome di Sfinge.

 

Sotto la IV dinastia la civiltà egizia raggiunse un elevato sviluppo. L’altissimo livello toccato nelle opere ingegneristiche fu conseguito in ogni campo, dalla scultura alla pittura, alla navigazione, alle scienze. Gli astronomi di Menfi crearono per primi un calendario solare basato su un anno di 365 giorni, mentre i medici dell'Antico Regno acquisirono notevoli conoscenze nel campo dell'anatomia (in particolare sul sistema circolatorio del corpo umano) e della chirurgia.
Anche se la V dinastia riuscì a mantenere alto il livello di prosperità attraverso l'intensificazione degli scambi commerciali e le incursioni militari nei territori asiatici, i primi segni del declino dell'autorità regale si manifestarono attraverso il crescente potere assunto dagli alti funzionari statali e dagli amministratori delle grandi proprietà. A Saqqara, nella tomba dell'ultimo re della dinastia, Unas (che regnò dal 2428 al 2407 ca. a.C.), sono stati ritrovati alcuni testi religiosi, noti come i 'testi delle piramidi', scolpiti sulle pareti della sua camera mortuaria, che testimoniano il graduale declino dell'istituto monarchico.

 

La decadenza del potere regio proseguì anche durante la VI dinastia: Pepi I, che regnò dal 2395 al 2360 ca. a.C., fu vittima di una congiura ordita dalla moglie. Si ritiene che durante gli ultimi anni di regno di Pepi II (2350-2260 ca. a.C.) il potere regale fosse di fatto esercitato dal primo ministro. Anche il controllo regio sull'economia fu indebolito dai numerosi decreti di esenzione dalle tasse promulgati per ottenere ampi consensi popolari. I distretti assunsero rapidamente autonomia dal potere centrale, poiché i loro governatori iniziarono a restare per lunghi periodi nella stessa sede invece di venire trasferiti periodicamente.

 

 

IL PRIMO PERIODO INTERMEDIO (2220-2065 A.C.

 

Con la VII dinastia ebbe inizio il primo periodo intermedio, segnato da continue lotte interne. Le vicende della VII dinastia, così come quelle della successiva (VIII dinastia), sono relativamente oscure: entrambe le dinastie ebbero la propria sede a Menfi e regnarono complessivamente per soli venticinque anni, durante i quali i governatori, dato il progressivo indebolimento del potere centrale, acquisirono il pieno controllo dei propri distretti e ottennero dai faraoni la trasmissione ereditaria delle cariche. Sotto la IX e la X dinastia i signori locali della regione circostante Eracleopoli imposero il loro potere a nord fino a Menfi e fino al delta del Nilo, e a sud fino ad Asyùţ (Licopoli). I rivali della regione di Tebe fondarono l'XI dinastia, che regnò nella zona tra Abido ed Elefantina, vicino all'odierna Assuan. Il primo periodo di questa dinastia (la prima del Medio Regno) si sovrappose all'ultimo della X

 

 

IL MEDIO REGNO (2061-1785 A.C.

 

Sebbene il Medio Regno sia generalmente ritenuto comprensivo dell'intera XI dinastia, esso iniziò in realtà con la riunificazione del paese operata da Mentuhotep II, che regnò dal 2061 al 2010 ca. a.C. Nonostante alcune ribellioni, il sovrano riuscì a mantenere saldo il controllo sul regno, anche a seguito della sostituzione di numerosi governatori e del trasferimento della capitale a Tebe; il faraone fece costruire il proprio monumento funerario a Deir el-Bahari.

 

Il regno di Amenemhet I, primo sovrano della XII dinastia, coincise con un periodo di pace; il faraone spostò ancora la capitale vicino a Menfi, ridimensionando la centralità politica di Tebe allo scopo di favorire l'unità del regno. In compenso, venne data preminenza al culto del dio tebano Ammone. Amenemhet pretese il giuramento di fedeltà personale da tutti i governatori, il comportamento dei quali fu da allora in poi sottoposto a un severo controllo, e ristrutturò la burocrazia regia, dando vita a una nuova classe composta da scribi e amministratori. La letteratura si sviluppò prevalentemente quale mezzo per promuovere l'immagine del faraone come guida del popolo, dotato di umanità, di generosità, invece che come dio inaccessibile. Inoltre il faraone non fu più considerato come l'unica persona cui era concessa la facoltà di sopravvivere dopo la morte, e così il rito della mummificazione fu progressivamente esteso anche alle fasce socialmente meno elevate. Durante gli ultimi dieci anni del suo regno, Amenemhet, per evitare lotte per la successione o usurpazioni, associò al trono il figlio, Sesostri, dando così inizio a una consuetudine che sarà poi quasi sempre rispettata. La Storia di Sinuhe, capolavoro letterario che tratta di quell'epoca, lascia intendere che il re fu assassinato

 

 

I successori proseguirono i programmi di Amenemhet: il figlio, Sesostri I (1962-1928 ca. a.C.), continuò la politica espansionistica in Nubia dove costruì delle fortezze, dopo aver raggiunto la seconda cataratta del Nilo, e stabilì legami commerciali con i regni circostanti; inviò governatori in Palestina e in Siria e combatté contro i popoli libici. Sesostri II (che regnò dal 1895 al 1878 ca. a.C.) iniziò la bonifica della regione di Al-Fayyum e diede stabilità alla conquista della Nubia, mentre il suo successore Sesostri III (1878-1843 ca. a.C.) fece scavare un canale in prossimità della prima cataratta del Nilo, istituì un esercito permanente e costruì nuove fortificazioni lungo il confine meridionale; inoltre, suddivise il regno in tre unità geografiche, ognuna controllata da un ufficiale sottoposto direttamente alla supervisione del suo primo ministro (visir), non riconoscendo più alcuna autorità alla nobiltà provinciale. Amenemhet III, infine, continuò la politica attuata dai predecessori ed estese le aree coltivabili, portando a termine la bonifica della regione del Fayyum e avviando una vasta riforma agraria, e intensificò anche i commerci verso le regioni del Vicino Oriente

 

 

Sotto i sovrani di Tebe, l'Egitto conobbe una notevole rinascita culturale: l'architettura e l'arte del periodo rivelano una straordinaria delicatezza di tratti, e in questa fase si sviluppò quella che viene considerata l'età d'oro della letteratura egizia. Tra le opere architettoniche più importanti del Medio Regno si ricordano le piramidi di Sesostri II e di Amenemhet III; nella statuaria si affermò una nuova tendenza: le statue dei faraoni non erano più solenni e impassibili, ma riflettevano nei tratti del volto una concezione più umana e meno divina del sovrano, impegnato a occuparsi del benessere del suo popolo.

 

 

IL SECONDO PERIODO INTERMEDIO (1785-1580 A.C.

 

 

I sovrani della XIII dinastia – circa cinquanta, che regnarono nel corso di centoventi anni – furono più deboli dei loro predecessori, pur riuscendo a mantenere il controllo della Nubia e a gestire un'amministrazione centralizzata. Negli ultimi anni dovettero competere con i sovrani rivali della XIV dinastia, che avevano acquisito il controllo della regione del delta, e contrastare le invasioni degli hyksos, popolazione semitica proveniente dall'Asia occidentale

 

 

Gli hyksos si erano stanziati, già alla fine della XIII dinastia, nella zona del delta del Nilo dove, approfittando del clima di anarchia che si andava creando, vivevano di razzie. Quando nel Vicino Oriente crebbe la pressione delle popolazioni indoeuropee (ittiti, cassiti e hurriti), la penetrazione degli hyksos si fece più intensa e, data la mancanza di un solido potere centrale, gli invasori riuscirono a impadronirsi del paese; dapprima occuparono la zona del delta e la città di Avari, ove costituirono uno stato autonomo, poi riuscirono in una cinquantina d'anni a estendere il loro dominio fino a Menfi. La conquista fu abbastanza facile, anche perché gli hyksos utilizzavano il carro da combattimento trascinato da cavalli, che era sconosciuto agli egizi

 

 

Il costituirsi di una dinastia hyksos segnò l'inizio del secondo periodo intermedio (durato circa 205 anni), caratterizzato da instabilità e da mancanza di unità politica. Gli hyksos della XV dinastia governarono dalla capitale Avari, nel delta orientale, mantenendo il controllo delle regioni centrali e settentrionali del paese; essi adottarono le titolature e le usanze egiziane e mantennero negli alti gradi della burocrazia funzionari egizi. Contemporaneamente, sorse nel Medio Egitto la XVI dinastia, molto probabilmente asservita agli hyksos

 

 

Maggiore indipendenza fu esercitata nel sud da un terzo centro di potere, sede della XVII dinastia tebana, che regnava sul territorio compreso tra Elefantina e Abido; già il re tebano Kamose (1576-1570 ca. a.C.) della XVII dinastia, combatté con successo contro gli hyksos, ma fu suo fratello Amosi I che riunificò il paese sconfiggendoli, distruggendo la loro capitale Avari e costringendoli a rifugiarsi nella Bassa Palestina. Gli hyksos, durante il periodo in cui dominarono in Egitto, introdussero alcune importanti innovazioni, come il telaio verticale, la coltura dell'olivo, la lavorazione del bronzo e, nel campo militare, l'uso di nuove armi e del carro da combattimento.

 

 

IL NUOVO REGNO (1580-1085 CA. A.C.

 

 

Con l'unificazione del paese e la fondazione della XVIII dinastia da parte di Amosi I ebbe inizio il Nuovo Regno (1580-1085 a.C.) o secondo impero tebano, forse il periodo più fiorente della storia egiziana. Amosi ristabilì i confini e le strutture di governo del Medio Regno, riprendendone anche il programma di bonifiche, e seppe mantenere la propria autorità sui governatori locali grazie al controllo dell'esercito. La capitale fu spostata ancora una volta a Tebe, città di cui era originaria la XVII dinastia e dove aveva sede il culto del dio Ammone, destinato a diventare, durante il Nuovo Regno, il più importante di tutto l'Egitto. Un elemento di novità del Nuovo Regno fu l'importanza acquisita dalle donne, illustrata dagli alti titoli e dalle posizioni riconosciute alle mogli e alle madri dei sovrani

 

 

Ad Amosi succedette il figlio Amenofi I (1551-1524 a.C.), che estese i confini dell'Egitto in Nubia e in Palestina e iniziò i lavori delle grandi costruzioni di Karnak; diversamente dai suoi predecessori che avevano utilizzato le piramidi come monumenti sepolcrali, egli si fece seppellire in una tomba a camera scavata nelle pareti rocciose di una valle vicino a Tebe (detta poi Valle dei Re). Dopo di lui, anche i suoi successori seguirono questa consuetudine e la tipologia della piramide venne definitivamente abbandonata.

 

 

A Tutmosi I, che restaurò il culto del dio Ammone, succedette il figlio, Tutmosi II; il nuovo re riuscì a mantenere le conquiste dei suoi predecessori, che si erano spinti fino all'Eufrate. Tutmosi II non aveva figli legittimi, così quando morì nel 1504 a.C. i potenti sacerdoti di Ammone riconobbero come suo erede Tutmosi III, suo figlio naturale. Essendo questi ancora bambino, governò in qualità di reggente Hatshepsut, moglie di Tutmosi II, che mantenne il governo per più di vent'anni, grazie anche all'appoggio del clero tebano; durante il suo regno si intensificarono gli scambi commerciali, mentre venne sospesa la politica espansionistica dei predecessori. Hatshepsut morì nel 1483 a.C.; dopo la sua scomparsa fu considerata un'usurpatrice e la sua memoria fu infangata.

 

 

Salì allora al trono Tutmosi III, il quale dapprima riconquistò la Siria e la Palestina, che nel frattempo si erano rese indipendenti, e in seguito condusse una serie di spedizioni militari (narrate negli annali del suo regno, ritrovati nel tempio di Karnak), nel tentativo di espandere i confini dello stato e di affermare l'egemonia egiziana in Oriente. La più importante delle sue diciassette campagne in Asia fu l'ottava: il faraone sbarcò in Fenicia e, attraverso la Siria, giunse al fiume Eufrate, che superò utilizzando delle imbarcazioni che aveva trasportato attraverso il deserto. Dichiarata guerra al regno di Mitanni, lo conquistò; la sua vittoria ebbe così grande risonanza che i babilonesi, gli assiri e gli ittiti, che pur non si erano scontrati con il suo esercito, accettarono di versargli un tributo

 

 

Il territorio dell'Egitto faraonico, che arrivò a sud fino alla quarta cataratta del Nilo, non era stato mai così esteso. Amenofi II, che regnò dal 1453 al 1419 a.C., e Tutmosi IV cercarono di conservare le conquiste del loro predecessore, nonostante la crescente minaccia costituita dagli ittiti e dallo stato di Mitanni. Infatti nel Vicino Oriente la situazione politica, a causa del sorgere dei nuovi imperi, si faceva più difficile per i dominatori egizi; ne sono prova tra l’altro l'intensificarsi delle relazioni diplomatiche e il matrimonio fra Tutmosi IV e la figlia del re di Mitanni. Anche Amenofi III, figlio di Tutmosi IV, sposò la sorella del re di Babilonia; il faraone regnò pacificamente per quasi quattro decadi (1413-1371 ca. a.C.). Sotto il suo governo l'arte e l'architettura conobbero una nuova fioritura (tra l’altro, fu costruito il grande tempio di Ammone a Luxor) e le relazioni con i regni vicini si mantennero stabili

 

Il figlio ed erede, Amenofi IV (1372-1354 ca. a.C.) è ricordato soprattutto per la riforma religiosa, volta a contrastare il potere dei sacerdoti di Ammone. Fin dalle origini della dinastia il clero tebano aveva avuto un'importanza eccessiva, spesso condizionando l'operato dei faraoni. Amenofi IV compì dunque un gesto rivoluzionario: abolì il culto di Ammone, ne chiuse i templi e ne disperse i sacerdoti. Impose quindi un nuovo culto monoteistico, quello di Aton, il dio del sole, e cambiò anche il suo nome in Akhenaton ('colui che è gradito ad Aton'). Abbandonò infine Tebe per una nuova capitale, Akhetaton (oggi Tell el-Amarna), costruita lungo il Nilo 300 km a nord di Tebe, in onore di Aton

 

Il culto del nuovo dio presentava caratteristiche più democratiche, in quanto presupponeva un maggiore egualitarismo fra gli uomini e si basava su testi sacri meno incomprensibili dei precedenti. Anche il comportamento del faraone e della moglie Nefertiti, che appoggiò la riforma religiosa, fu diverso: i sovrani si fecero raffigurare in atteggiamenti informali e quotidiani, e nell'arte egiziana si introdusse una tendenza realistica, talora anche esasperata, indice del fatto che il faraone voleva anche in questo ambito rompere con la tradizione precedente. La situazione si andava tuttavia complicando per Akhenaton: infatti gli ittiti, approfittando delle difficoltà interne causate da una rivolta suscitata dal clero di Tebe, fomentarono un’insurrezione dei vassalli siro-palestinesi. La Siria si ribellò, gli amorrei conquistarono i porti fenici precedentemente occupati dagli egiziani e il regno di Mitanni fu sottomesso dagli ittiti e dagli assiri

 

La riforma religiosa di Akhenaton terminò con il suo regno; gli succedette il giovane genero Tutankhamon, che riportò la capitale a Tebe e abbandonò il culto del dio Aton, restaurando quello di Ammone. Del regno di Tutankhamon non si sa quasi nulla; il faraone è noto soprattutto per lo splendido corredo funerario ritrovato nella sua tomba dai due archeologi britannici Howard Carter e George Carnarvon nel 1922. Al fondatore della XIX dinastia, Ramesse I (che regnò dal 1293 al 1291 a.C.), succedette il figlio Seti I (1291-1279 a.C.), che condusse campagne militari contro la Siria, la Palestina, la Libia e gli ittiti. Fece costruire un santuario ad Abido, e – come suo padre – scelse quale capitale Pi-Ramesse (odierna Qantir).

 

 

Gli succedette Ramesse II, uno dei suoi figli, che regnò per quasi 67 anni: a lui si deve la costruzione e l'ampliamento di gran parte dei monumenti di Luxor e di Karnak, dei templi di Abu Simbel e dei santuari di Abido e di Menfi. Ramesse II affrontò gli ittiti nella battaglia di Qadesh (in Siria, sul fiume Oronte) nei primissimi anni del XIII secolo a.C., che però si risolse senza vincitori; dopo una ventina d'anni, egli concluse con Khattushili III, re degli ittiti, un trattato di pace (il più antico di cui ci sia giunto il testo, sia nella versione egiziana sia in quella ittita) che prevedeva anche un reciproco aiuto in caso di aggressione esterna. Il pericolo era infatti rappresentato dagli assiri, che divenivano sempre più potenti e governavano un impero che si estendeva fino all'Eufrate. Il figlio di Ramesse, Merneptah (che regnò dal 1233 al 1223 ca. a.C.), sconfisse i cosiddetti popoli del mare, gli invasori provenienti dall'Egeo che dilagarono nel Medio Oriente nel XIII secolo a.C.; è probabile che proprio sotto il suo regno sia avvenuto l'esodo degli ebrei dall'Egitto e che Mosè sia vissuto alla corte di Ramesse II.

 

I faraoni che succedettero dovettero affrontare le insurrezioni da parte degli ormai numerosi popoli assoggettati. Il secondo sovrano della XX dinastia, Ramesse III, riuscì a respingere la seconda incursione dei 'popoli del mare' che si erano alleati con i libici: fece poi rappresentare le proprie vittorie militari sulle pareti del complesso funerario edificato a Medinet Habu, vicino a Luxor. Dopo la sua morte, l'Egitto conobbe un periodo di decadenza, dovuta principalmente al concentrarsi del potere nelle mani dei sacerdoti di Ammone, dei capi dell'esercito (che si arrogavano sempre più privilegi) e dei più importanti burocrati.

 

 

LA BASSA EPOCA (1085-332 A.C.

 

La cosiddetta bassa epoca comprende i regni delle dinastie dalla XXI alla XXXVI. Fra l'XI e l'VIII secolo a.C. l'Egitto conobbe un periodo di decadenza sia economica sia politica e, pur continuando a svolgere un ruolo importante nel bacino del Mediterraneo, perse la sua egemonia sui paesi vicini. La Nubia, approfittando della situazione di crisi, si ribellò e divenne indipendente; anche la Libia e la Siria uscirono del tutto dalla sfera di influenza egiziana. I sovrani delle prime quattro dinastie, che elessero a capitale del regno Tanis, nel nord del paese, dovettero inoltre continuamente competere con i sacerdoti di Tebe, che detenevano di fatto il potere nell'Alto Egitto. Sembra anche che i sovrani della XXI dinastia avessero origini libiche e che libici fossero i primi sovrani della XXII dinastia, il più importante dei quali fu Sheshonq, che riuscì a invadere la Palestina e a saccheggiare Gerusalemme (930 ca. a.C.).

 

 

Verso il 750 a.C. l’Alto Egitto fu conquistato dal regno di Kush, che ne conservò il dominio per meno di un secolo. Il progressivo indebolimento dello stato espose infatti l'Egitto alla minaccia degli assiri, che nel 671 a.C., guidati dal loro re Asarhaddon, occuparono Menfi. Nel 667 a.C. Assurbanipal, figlio di Asarhaddon, ridusse l'Egitto a protettorato assiro. Tuttavia anche per l'impero assiro iniziò un periodo di crisi, di cui seppe approfittare Psammetico I, principe di Sais, che era vassallo del re assiro.

 

 

Psammetico I, fondatore della XXVI dinastia, nel 663 a.C. restaurò l'unità del regno, servendosi anche dell'aiuto di mercenari cari e ioni, forse inviati da Gige, re della Lidia. Il faraone trasferì la capitale del regno a Sais sul delta, fece spedizioni in Nubia e contro gli assiri; favorì inoltre la rinascita culturale della civiltà egizia, aprendosi anche a contatti che diverranno sempre più frequenti con la civiltà greca. Gli successe il figlio Neco, che riprese l'espansione asiatica vincendo Giosia, re di Giuda, nel 609 a.C. nella battaglia di Megiddo; fu invece sconfitto da Nabucodonosor II nel 605 a.C. nella battaglia di Karkemish

 

 

I suoi successori, Psammetico II, Apries e Amasis non fecero spedizioni militari, ma intensificarono i rapporti con il mondo greco: mercenari greci infatti accompagnarono Psammetico II in una spedizione in Nubia, come testimoniano i loro nomi impressi su una gamba di una delle statue colossali di Ramesse II ad Abu Simbel. Importanti furono anche i rapporti commerciali con la Grecia, che spinsero alcuni greci a stabilirsi in Egitto, soprattutto a Naucrati, importante emporio commerciale nel delta. Amasis strinse anche alleanza con Policrate, tiranno di Samo, contro la Persia, loro comune nemico. Tuttavia il suo successore Psammetico III venne sconfitto nel 525 a.C. dal re persiano Cambise II e l'Egitto divenne una satrapia persiana, governata da un satrapo che risiedeva a Menfi

 

 

I persiani si considerarono successori dei faraoni e costituirono la XXVII dinastia che regnò dal 525 al 404 a.C. (prima dominazione persiana). Scoppiarono anche alcune rivolte egiziane contro gli invasori persiani: la più importante fu quella capeggiata, alla metà del V secolo a.C., da Inaro, un libico aiutato dalla flotta ateniese. L'Egitto, approfittando della crisi dell'impero persiano, riuscì a riacquistare temporaneamente l'indipendenza sotto il regno di Artaserse II, e nel 404 a.C. con Amirteo (404-399 a.C.), che fu l'unico sovrano della XXVIII dinastia. Il regno rimase indipendente fino al 341 a.C., quando il re persiano Artaserse III Ochos sconfisse il faraone Nectanebo II. La seconda dominazione persiana fu però breve: Alessandro Magno vi pose infatti fine nel 332 a.C.

 

 

L'EGITTO TOLEMAICO (332 A.C. - 30 A.C.)

 

 

La conquista dell'Egitto da parte di Alessandro Magno fu piuttosto rapida e facile: infatti il satrapo Mazace gli consegnò l'Egitto senza opporre resistenza. Salutato come un liberatore dalla popolazione che aveva mal sopportato la dominazione persiana, Alessandro assunse i titoli regali tradizionali e si recò poi al santuario del dio Ammone, nel deserto, dove venne riconosciuto dai sacerdoti come figlio del dio; nel 332 a.C. alla foce del Nilo fondò una città che da lui prese il nome di Alessandria, che in pochi anni diventò il più importante centro culturale dell'età ellenistica. Alessandro affidò a Cleomene di Naucrati e al generale Tolomeo il governo del paese: alla morte di Alessandro nel 323 a.C. questi si fece assegnare la satrapia dell'Egitto, che governò secondo gli accordi fra i diadochi. Nel 305 a.C., al termine delle lotte che opposero i successori di Alessandro, assunse il titolo regale e l'epiteto di Sotere ('Salvatore'), fondando la dinastia dei Tolomei o Lagidi.

 

 

L'Egitto tolemaico divenne una delle grandi potenze del mondo ellenistico ed estese il proprio dominio su parti della Siria, dell'Asia Minore, di Cipro, della Libia e della Fenicia; inoltre i Tolomei svilupparono gli scambi commerciali, favorendo anche l'insediamento di greci nel paese. La nuova città di Alessandria divenne un centro culturale assai importante, grazie soprattutto alla sapiente politica culturale di Tolomeo II Filadelfo, che ospitò molti intellettuali greci alla sua corte e ampliò la famosa biblioteca, fatta erigere dal padre.

 

 

Tuttavia, con la fine del III secolo (regni di Tolomeo III Evergete e di Tolomeo IV Filopatore) cominciarono a evidenziarsi alcuni elementi di decadenza sia economica che politica, aggravata dalla lunga serie di ribellioni interne e dalla perdita di gran parte dei territori al di fuori dell'Egitto. Sotto il regno di Tolomeo VI, nel 169 a.C. l'Egitto fu invaso da Antioco IV Epifane di Siria: i romani, tuttavia, obbligarono Antioco a lasciare la regione, il cui controllo fu a quel punto diviso tra Tolomeo VI e il fratello minore Tolomeo VIII, che alla morte del primo assunse i pieni poteri (145 a.C.).

 

 

I successivi sovrani della dinastia riuscirono a conservare la prosperità e il prestigio del regno, pur continuando a perdere territori a favore di Roma. L'Egitto, infatti, nel corso del I secolo a.C. entrò nell'orbita politica romana: dopo la battaglia di Farsalo nel 48 a.C., Pompeo sconfitto si rifugiò in Egitto, dove Tolomeo XIII lo fece uccidere per accattivarsi la simpatie di Giulio Cesare. Ma Cesare, giunto in Egitto, affidò il regno a Cleopatra che fu l'ultima grande sovrana della dinastia tolemaica; seguirono disordini interni che culminarono con l'uccisione di Tolomeo XIII.

 

 

DALLA DOMINAZIONE ROMANA ALL’ISLAMIZZAZIONE (30 A.C. – 642 D.C.)

 

 

Dopo la morte di Cesare (44 a.C.), Cleopatra si alleò con Marco Antonio senza riuscire tuttavia a porre fine al declino del suo regno. Con la sconfitta della flotta di Marco Antonio e Cleopatra ad opera di Ottaviano (il futuro imperatore Augusto) ad Azio nel 31 a.C. e la morte di Cleopatra nel 30 a.C., l'Egitto divenne parte dell'impero romano; fu però considerato possesso privato dell'imperatore, che lo governava attraverso un suo diretto rappresentante appartenente all'ordine equestre, detto praefectus Aegypti, a capo di una struttura amministrativa e burocratica che ricalcava quella tolemaica. Unico breve intervallo nella lunga dominazione romana fu il passaggio del regno, nel III secolo, sotto il controllo della regina Zenobia di Palmira. Nel 212, inoltre, per opera della Constitutio antoniniana dell'imperatore Caracalla, gli egiziani, come tutti gli altri sudditi dell'impero, ottennero la cittadinanza romana. Con la riforma amministrativa di Diocleziano, l'Egitto entrò a far parte della diocesi d'Oriente.

 

 

Sotto la dominazione romana la regione visse un periodo relativamente pacifico; il confine meridionale ad Assuan fu solo di rado attaccato dagli etiopi. La popolazione comprendeva gruppi numerosi di greci, di ebrei e di altre etnie provenienti dall'Asia Minore e, per influenza delle lingue greca e semitica, in questo periodo si sviluppò la lingua copta. Alessandria, che giunse a contare anche trecentomila abitanti, rimase la capitale dell'Egitto, come lo era stata sotto i Tolomei, e una delle più grandi città dell'impero romano, centro di un prospero commercio tra l'India, la penisola arabica e il Mediterraneo.

 

 

L'Egitto divenne un punto cardine nell'economia dell'impero, non solo grazie al raccolto annuale di grano, ma anche alle forniture di vetro, metalli e di altri prodotti dell'artigianato; i commercianti introdussero a Roma spezie, profumi, pietre preziose e metalli rari provenienti dai porti del Mar Rosso. Per assicurarsi l'appoggio della popolazione locale e della potente casta sacerdotale, gli imperatori romani mantennero le antiche tradizioni religiose (tanto che i culti di Iside e di Serapide si diffusero in tutto il mondo romano, così come altri aspetti della mitologia egizia), e completarono o abbellirono i templi iniziati sotto i Tolomei (ancora visibili sono quelli di Isna, Kawn Umbu, Dandara e Philae).

 

 

Dai bizantini agli arabi

 

 

L'Egitto fu inoltre un importante centro delle prime comunità cristiane; la locale Chiesa copta, che aderì al monofisismo, si separò dalla Chiesa di Roma nel V secolo. Alla caduta dell'impero romano d'Occidente (476), l'Egitto divenne possedimento dell'impero bizantino; nel 616 fu invaso dai persiani e nel 642 dagli arabi, che vi introdussero la religione islamica, aprendo un nuovo capitolo nella storia dell'Egitto.

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